CURRICULUM VITAE

-17 février 1957 : Naissance à Tarassa Espagne (Province de Barcelone)
-1958    : Installation avec ma famille en France
-1970    : Je prends la nationalité Française
-1973 à 1982       : Voyage en Espagne, fréquente le Prado, le musée Picasso à Barcelone, le Greco à Tolède.
Des l’âge de 16 ans, lorsque chez ma tante à Barcelone, je vis pour la première fois mon père peindre une toile, se fut pour moi une révélation. Je fus immédiatement et irrévocablement subjugué par cette chose, qui m’apparût dés le premier coup d’oeil si merveilleuse et si passionnante.
Mon père, lorsqu’il était jeune, avait suivi des cours de peinture à l’école des beaux arts de Barcelone, et les avait interrompus lorsqu’il rencontra ma mère. Son professeur lui ayant signifié catégoriquement « il faut choisir entre la peinture et les femmes », mon père choisit ma mère et mit fin dés lors à ses activités. Mais il garda toujours un certain goût pour l’art, et à l’occasion il peignait de temps à autre chez lui uniquement pour son propre plaisir.
C’est de cette façon et très jeune que j’ai découvert la peinture, puis petit à petit j’essayais d’en savoir plus. Je lisais des livres, regardais des reproductions ici ou là, un peu hasardeusement au début. En fait, je me constituais petit à petit une certaine connaissance livresque du sujet qui m’importait déjà plus que tout.
Un choc inouï me subjugua, lorsque pour la première fois je vis les œuvres de Picasso.
Là je compris déjà très tôt ou était mon chemin, ou était ma voie.
Même si je n’avais rien fais en peinture, je compris à ce moment là précisément, que je serais peintre.
Il faut dire aussi, que très tôt, j’avais un travers malheureux. C’était un orgueil démesuré. Je trouvais des l’âge de seize ans, Picasso très supérieur aux autres, mais je disais également à mon père « cela s’apprend » d’un ton « supérieur ». Cela surtout devant ses peintures académiques comme « Science et Charité » et d’autres.
J’ai beaucoup souffert plus tard, de ce travers malheureux, de mes erreurs de jeunesse, qui me firent perdre beaucoup de temps et sueur par la suite.
Quelques amies passèrent aussi.
Puis je décide de voir, en vrai, les peintures qui me passionnent.
Je pars en Espagne visiter le Prado, le Greco de Tolède, l’académie des Beaux Arts de Madrid et bien d’autres choses.
J’apprends en regardant les grandes œuvres.
Je suis ébloui par tant de beautés.
A la suite de mes voyages je travaille, comme je peux, tant bien que mal, sans avoir suivi aucun cours de dessin ni de peinture. J’étais trop orgueilleux. Je voulais tout apprendre seul, sans aucun enseignement. Quelle erreur. Que de temps perdu à tâtonner dans le noir. Que de souffrances inutiles que j’aurais pu m’épargner si j’avais été un peu plus modeste et humble.
Malgré tout, en 1982, je présente quelques travaux, au salon de la Jeune Peinture à Paris.
Là je me rends compte de mes erreurs. Je trouve ma fierté mal placée et je décide d’agir en conséquence.
1983 : Entrée à l’école des Beaux Arts de Perpignan
A la suite de quoi, je m’inscris à l’école des Beaux Arts de Perpignan, je suis à l’école de la peinture.
Je fais bien sûr, d’énormes progrès. Un autre rapport aux autres, un peu plus cThuiiifitL, des connaissances pratiques et théoriques.
Durant cette scolarité, je me passionne encore pour Picasso, mais également pour un autre peintre que je découvre là bas. Il s’agit de W.de Kooning.
Mes études seront marquées par ce double intérêt, et mes travaux s’en ressentiront.
Mon goût immodéré pour ces deux peintres est révélateur.
Cela retrace les traits profonds de mon caractère, partagé entre raison et passion, violence et sérénité, impulsivité et maîtrise de soi. Je suis encore travaillé par ces ambivalences, malgré mon âge et l’expérience acquise.
1987 : J’obtiens mon diplôme DNSEP
Je rentre chez moi à Carcassonne et je poursuis mon travail
-Participation à « La Ruée vers l’Art » à la galerie Arcade à Carcassonne
: Exposition à Rennes les Bains, Galerie Arcade
: Long séjour à Paris ou je fréquente le Louvre, Orsay, etc..
Je complète mes connaissances. Je continue à apprendre et à m’émerveiller devant le travail des autres. Par ailleurs je poursuis mes recherches personnelles.
1998 : Exposition à la « chapelle des Dominicains » à Carcassonne
J’ai déjà plus de Quarante ans et je continue à apprendre.
Les travaux que je présente sont révélateurs de mes ambivalences.
1999-2009 :
Durant ces années là, je travaille au secret et j’expérimente des techniques comme l’huile sur papier, la gouache, le pastel, l’acrylique et le collage. C’est une longue période de recherches personnelles ou je produis de nombreuses œuvres sur papier. Je diversifie mes expériences tournant autour du même sujet avec des variantes d’approche et d’affinement, exerçant ainsi mon regard à voir autrement.
Il ressort de ma peinture un apport paradoxal du rationnel et de l’émotionnel. Les deux luttent et se combattent créant un conflit permanant d’ordre et de désordre, de joie et de peine, d’amour et de haine pour la vie. Je ne peux dissocier dans ma pratique picturale ma vie d’homme de ma peinture. Les deux sont inextricablement entremêlées, créant ainsi des phases d’angoisse ou de sérénité.
La représentation du corps demande une charge sensitive puissante pour bien coller à la réalité de mes émotions. Cela engage entièrement.
Il y a quelque chose de monstrueux, de terrifiant, de laideur parfois, mais comment échapper à l’inévitable. L’être humain n’est en rien parfait, cela se note quotidiennement, la cruauté peut même devenir bestiale. Bien des événements collectifs ou individuels l’attestent.
Ce qui caractérise ma peinture ? Le souci de la forme. Je veux extorquer au néant, à travers la représentation quasi exclusive de la figure, un rayon de lumière déclinant.

Par la quête obstinée de formes diverses et diversifiées de la modernité, extirper de la
H    figuration sa lassitude objective, retrouver ses origines émotionnelles violentes, rares,

uniques, toujours renouvelées au tamis d’une sensibilité particulière et originelle.
La part de nuit qui est en moi, et qui recouvre de nos jours la terre entière, ne fera pas de moi un inconscient livré à ses affres. Tout est remis en question dans chaque peinture. L’acte même de peindre étant devenu aujourd’hui problématique.
2010 : Exposition de peintures à la galerie d’Art Contemporain « La 0 [Hi a t’ yo v\ cd Chevalier » à Carcassonne.
Après avoir considéré longtemps la peinture comme l’expression d’un désespoir indicible, je suis désormais dans une autre requête, un autre chemin de revendication moins violente, moins déshumanisée, plus formatrice qui se découvre. Il s’agit maintenant pour moi de donner une image du monde moins catastrophique. Non pas uniquement et quasi exclusivement de l’éternel féminin, considéré comme la figure de la mort (comme je le fis par le passé) mais de notre humanité, entremêlé tout autant que nous sommes, dans ce pétrin que l’on nomme l’existence.
Notre condition, si misérable parfois et si complexe est donc le sujet qui m’habite maintenant. Un regard plus large, plus compatissant, plus humain, des formes moins harcelées naissent de ce dialogue qui occupe mon travail depuis quelques temps déjà.
Cela passe inévitablement par une pacification dans le traitement de la figure, une complétude, une présence au monde moins souffrante.
2012 : Exposition à la librairie « Ailleurs » Montolieu (Aude)
Premières gravures exécutées à « l’atelier du Livre »